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10 idées reçues sur la rénovation en 2025

10 idées reçues sur la rénovation en 2025

01 avril 2025

  Romain

Romain pp

MaPrimeRénov’, audit, isolation… En 2025, certaines idées reçues persistent. Dans cet article, nous démêlons le vrai du faux pour vous aider à y voir plus clair

les idées reçues sur la rénovation en 2025

En 2025, la rénovation énergétique est au cœur des priorités pour des millions de propriétaires. Face à la hausse continue des prix de l’énergie, aux nouvelles obligations réglementaires et à l’essor des aides financières, de plus en plus de ménages cherchent à améliorer la performance de leur logement.

Pourtant, malgré une information plus accessible, de nombreuses idées reçues persistent. Certaines freinent les projets, d'autres induisent en erreur ou retardent des travaux nécessaires. Dans cet article, nous avons choisi de passer en revue dixcroyances tenaces que nous rencontrons encore souvent sur le terrain.

L’objectif : vous permettre de prendre des décisions plus éclairées pour améliorer votre confort, réduire vos factures et valoriser votre bien immobilier sur la durée.

Idée reçue n°1 : Ma maison est récente, donc elle est bien isolée

On pense souvent qu’une maison construite il y a dix ou quinze ans est forcément bien isolée. Pourtant, ce n’est pas toujours le cas. Les normes de construction ont beaucoup évolué au fil du temps : entre la RT 2005, la RT 2012 et la RE 2020, les exigences en matière de performance énergétique sont devenues de plus en plus strictes. Mais ces réglementations ne garantissent pas à elles seules une isolation efficace sur le terrain.

D’abord, parce qu’une norme fixe un minimum, pas un niveau optimal. Ensuite, parce que la qualité d’exécution joue un rôle déterminant. Une maison peut avoir été construite sous une réglementation récente, mais souffrir de ponts thermiques, d’une mauvaise étanchéité à l’air ou de matériaux peu performants. L’absence d’isolation par l’extérieur, notamment sur les murs ou la toiture, reste fréquente dans les constructions antérieures à 2020.

Il n’est d’ailleurs pas rare de voir des maisons de 2012 ou 2015 afficher une étiquette DPE en classe C ou D, parfois même plus bas, à cause d’un chauffage mal dimensionné, d’une ventilation insuffisante ou d’un bâti peu performant.

Seule une évaluation énergétique sérieuse permet de vérifier où en est réellement le logement. S’appuyer uniquement sur l’année de construction peut donner un faux sentiment de confort, et faire passer à côté d’améliorations simples mais efficaces.

maison neuve

Idée reçue n°2 : L’audit énergétique est inutile et trop cher

Longtemps considéré comme un simple « plus », l’audit énergétique est devenu en 2025, une étape importante dans tout projet de rénovation. Dans certains cas, il est même obligatoire, notamment pour accéder à certaines aides destinées aux logements les plus énergivores. Et contrairement à ce que l’on croit souvent, son coût est aujourd’hui largement accessible grâce à plusieurs dispositifs de financement.

Mais au-delà de l’aspect financier, c’est surtout son intérêt concret qui est souvent sous-estimé. L’audit ne se contente pas d’identifier les failles du logement : il propose un parcours de rénovation structuré, avec des scénarios chiffrés, une priorisation et des préconisations adaptées à la configuration du bien. Il permet d’éviter des erreurs fréquentes, comme engager des travaux isolés sans gain réel sur la consommation ou sur le confort.

Prenons un exemple courant : une famille souhaite remplacer ses fenêtres en pensant que cela suffira à mieux chauffer la maison. Après audit, il apparaît que les déperditions viennent majoritairement des murs et du plafond. L’intervention est donc réorientée, avec un vrai impact sur les performances du logement… et sur les aides mobilisables.

En résumé, l’audit est bien plus qu’un simple diagnostic. C’est un outil de décision, un moyen de sécuriser ses travaux et de maximiser les gains, tant en confort qu’en économies. Le croire inutile ou trop coûteux revient souvent à avancer à l’aveugle dans un projet pourtant engageant.

Idée reçue n°3 : Je peux choisir n’importe quel artisan pour réaliser mes travaux

Quand il s’agit de rénover son logement, beaucoup pensent que faire appel à un artisan de confiance ou recommandé par un proche suffit. Pourtant, ce choix a un impact direct sur le montant des aides que vous pouvez obtenir, mais aussi sur la qualité des travaux réalisés.

Pour être éligible à MaPrimeRénov’, aux CEE ou encore à l’éco-PTZ, les travaux doivent obligatoirement être réalisés par une entreprise reconnue garant de l’environnement (RGE). Cette certification atteste que l’artisan respecte des critères techniques précis, qu’il se forme régulièrement et qu’il applique les bonnes pratiques dans son domaine (isolation, chauffage, ventilation, etc.).

Au-delà de l’accès aux aides, le recours à un professionnel non qualifié peut vite compliquer un chantier : matériaux inadaptés, absence de garantie décennale, mauvaise pose… les exemples de malfaçons ou de projets bâclés sont nombreux. Et en cas de litige ou de sinistre, il est plus difficile d’obtenir réparation quand l’entreprise n’est pas couverte correctement.

Faire appel à un artisan certifié, c’est aussi bénéficier de conseils sur mesure, adaptés au logement, au climat local et aux aides mobilisables. C’est une démarche qui sécurise votre projet, de la conception jusqu’à la réception des travaux.

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Idée reçue n°4 : MaPrimeRénov’ n’a plus de budget en 2025

Début 2025, de nombreuses annonces sur la réduction des budgets publics alloués à la rénovation ont semé le doute. Certains ont cru, à tort, que MaPrimeRénov’ allait disparaître. En réalité, le dispositif a été maintenu, mais il a évolué. Il s’inscrit désormais dans une stratégie plus ciblée, axée sur les logements les plus énergivores et les parcours de rénovation globale.

Aujourd’hui, pour bénéficier de MaPrimeRénov’, il faut répondre à des critères plus précis. Le logement doit, dans la plupart des cas, être classé F ou G au DPE, et les travaux doivent s’inscrire dans une logique de rénovation globale (cela signifie qu’il ne suffit plus de remplacer un équipement isolé). De plus, un audit énergétique est désormais exigé pour ouvrir droit aux montants les plus intéressants.

L’objectif est clair : accompagner des projets qui permettent de franchir un vrai cap en termes de consommation énergétique. Et pour les particuliers, cela peut représenter une opportunité réelle d’obtenir plus d’aides, à condition d’être bien accompagnés.

Idée reçue n°5 : Les aides sont réservées aux foyers les plus modestes

C’est une idée largement répandue : seuls les ménages à faibles revenus auraient droit aux aides à la rénovation. En réalité, le système d’aides en 2025 a été pensé pour être accessible à tous, avec des niveaux d’intervention adaptés selon les revenus.

Les barèmes actuels distinguent plusieurs profils de ménages :

  • Très modestes
  • Modestes
  • Intermédiaires
  • Supérieurs

Plus les revenus sont élevés, plus le montant des aides est réduit (mais il reste présent). Cela permet à une large majorité de propriétaires, y compris ceux appartenant à la classe moyenne, de bénéficier d’un soutien financier pour isoler leur maison, changer un système de chauffage ou améliorer la ventilation.

Prenons un exemple concret : un couple avec deux enfants, aux revenus considérés comme intermédiaires, peut obtenir entre 30 et 40 % d’aides sur une rénovation énergétique bien conçue. Et cela, sans compter les dispositifs complémentaires car MaPrimeRénov’ n’est pas la seule ressource disponible. Elle peut être combinée avec d’autres subventions : certificats d’économies d’énergie (CEE), éco-prêt à taux zéro, TVA à taux réduit, aides locales… En cumulant intelligemment ces leviers, le reste à charge peut devenir bien plus accessible, même pour des travaux de grande ampleur.

Les aides ne sont donc pas réservées à une minorité. Elles s’adressent à tous ceux qui souhaitent améliorer les performances de leur logement, à condition de monter un dossier cohérent et d’être bien accompagnés.

Idée reçue n°6 : On ne peut pas cumuler plusieurs aides pour rénover

Beaucoup de particuliers pensent qu’ils devront choisir entre MaPrimeRénov’, les certificats d’économies d’énergie (CEE), ou encore l’éco-PTZ. En réalité, ces aides sont conçues pour être complémentaires. Et bien utilisées, elles peuvent considérablement réduire le reste à charge des travaux.

MaPrimeRénov’ peut être cumulée avec les CEE, qui sont versés par des fournisseurs d’énergie en fonction des économies générées par les travaux. À cela s’ajoutent d’autres dispositifs : l’éco-prêt à taux zéro permet de financer sans intérêts une partie des travaux, la TVA à taux réduit s’applique sur la main-d'œuvre et les matériaux, et certaines collectivités proposent des aides locales selon le territoire.

Prenons un exemple classique : un ménage fait isoler ses combles perdus. Il peut recevoir une aide de MaPrimeRénov’, une prime CEE versée directement ou déduite de la facture, bénéficier d’une TVA à 5,5 % sur les travaux, et compléter le financement par un éco-PTZ. Dans certains cas, ce montage permet de couvrir 50 à 70 % du coût total.

Le cumul d’aides n’est donc pas une exception, c’est une pratique encouragée par l’État et les acteurs publics engagés dans la transition énergétique pour aider les ménages à franchir le cap.

Idée reçue n°7 : L’isolation, c’est utile uniquement en hiver

L’isolation est souvent associée à la protection contre le froid. Pourtant, face à des étés de plus en plus chauds, elle joue un rôle tout aussi essentiel pour conserver la fraîcheur à l’intérieur du logement.

Une bonne isolation permet de ralentir la pénétration de la chaleur dans l’habitat. On parle alors d’inertie thermique : plus un matériau met de temps à transmettre la chaleur, plus il maintient une température stable à l’intérieur.

Imaginons : deux maisons similaires, situées dans la même rue. L’une est isolée avec des matériaux adaptés, l’autre non. En période de canicule, la première conserve une température intérieure bien plus supportable, limitant le recours à la climatisation ou aux ventilateurs. La seconde devient rapidement inconfortable, malgré les fenêtres fermées.

Tous les isolants ne se valent pas pour cette fonction. Certains, comme la ouate de cellulose ou la fibre de bois, sont particulièrement efficaces pour ralentir l’entrée de chaleur grâce à leur déphasage thermique élevé. Leur performance ne se limite pas à l’hiver, elle agit toute l’année.

Idée reçue n°8 : On ne peut pas rénover une maison mitoyenne

Les maisons mitoyennes sont souvent perçues comme plus complexes à rénover, notamment à cause des contraintes d’accès ou de la proximité avec les voisins. Certains propriétaires pensent qu’il est impossible d’améliorer leur performance énergétique sans modifier la structure ou empiéter sur les façades mitoyennes.

C’est faux : il existe aujourd’hui plusieurs solutions efficaces pour adapter les travaux, y compris dans les configurations les plus contraignantes.

Quand l’isolation par l’extérieur est difficile, notamment sur les murs en contact direct avec un autre logement, on privilégie simplement l’isolation par l’intérieur (ITI). D’autres techniques viennent compléter ce type de rénovation, comme :

  • Le sarking
  • La pose d’une VMC
  • L’isolation du plancher bas

C’est un cas très courant en zone urbaine ou périurbaine, où les maisons de ville et les pavillons accolés sont nombreux.

Avec un diagnostic précis et une conception adaptée, les résultats sont comparables à ceux d’une maison indépendante. Rénover une maison mitoyenne est donc tout à fait possible, à condition d’adopter les bonnes méthodes. Ce n’est pas la forme du logement qui limite les performances, mais l’absence de solutions bien pensées.

Idée reçue n°9 : Une maison ancienne ne pourra jamais être performante

L’ancien souffre encore d’une mauvaise réputation en matière d’efficacité énergétique. On pense souvent que les vieilles bâtisses sont trop difficiles à isoler, trop coûteuses à rénover, et qu’elles ne pourront jamais rivaliser avec les constructions neuves. Pourtant, les faits montrent tout le contraire : une maison ancienne bien rénovée peut tout à fait atteindre un bon niveau de performance, souvent équivalent à une classe B ou C au DPE.

Ce qui fait la force de ces constructions, ce sont souvent leurs matériaux massifs (pierre, briques, terre crue) qui offrent une excellente inertie thermique. En les associant à une isolation performante, à un système de ventilation adapté et à un chauffage bien dimensionné, ces maisons peuvent être transformées en logements économes et agréables à vivre.

Prenons le cas d’un pavillon en meulière des années 1920. Mal isolé à l’origine, il a été rénové en plusieurs étapes : isolation des murs par l’intérieur, isolation de la toiture avec de la ouate de cellulose, remplacement des menuiseries, installation d’une VMC hygroréglable et d’une pompe à chaleur. Résultat : la maison est passée d’un DPE en classe F à une classe B, tout en conservant son cachet architectural.

Rénover l’ancien, ce n’est donc pas chercher à tout changer. C’est mettre en valeur ce qui existe, en y ajoutant les bons éléments techniques. Et avec les aides actuelles, cette transformation est accessible à bien plus de foyers qu’on ne le croit.

Idée reçue n°10 : Les rénovations globales sont réservées aux grandes maisons

Dans l’esprit de nombreux particuliers, la rénovation globale reste associée à des projets ambitieux, coûteux, réservés aux grandes surfaces. Pourtant, cette approche ne dépend pas de la taille du logement, mais de la façon dont le projet est pensé et coordonné.

Une rénovation globale consiste à traiter plusieurs postes de travaux de manière cohérente : isolation, ventilation, toiture, menuiseries… L’objectif est d’obtenir un gain énergétique réel et durable, en agissant sur l’ensemble du bâtiment plutôt que sur un point isolé. Ce raisonnement s’applique aussi bien à une maison de 70 m² qu’à un grand pavillon.

Dans la pratique, de nombreux petits logements s’inscrivent dans cette logique. Un appartement en rez-de-chaussée peut bénéficier d’une isolation des murs et du plancher bas, d’une VMC performante et d’un système de chauffage plus adapté. Un pavillon compact peut être totalement transformé avec une bonne coordination entre isolation de la toiture, traitement des murs et changement de chaudière.

L’intérêt de cette approche réside aussi dans le pilotage des aides. En 2025, plusieurs dispositifs incitent à rénover de façon complète, avec des montants bonifiés pour les projets bien conçus. Cela permet également d’éviter les erreurs fréquentes : poser une pompe à chaleur dans une maison mal isolée, changer les fenêtres sans traiter les ponts thermiques… autant de gestes isolés qui offrent peu de résultats s’ils ne s’inscrivent pas dans une stratégie d’ensemble.

Penser rénovation globale, ce n’est donc pas viser la démesure. C’est simplement faire les bons choix dans le bon ordre, même pour une petite surface.

Conclusion

En rénovation, les idées reçues ralentissent encore trop souvent le passage à l’action. Elles créent des doutes, entretiennent des blocages, et font parfois renoncer à des solutions simples, efficaces et accessibles.

En 2025, les outils sont là, les aides sont toujours disponibles, et les bonnes pratiques sont accessibles à tous ceux qui souhaitent améliorer leur logement.

Ce ne sont ni les croyances ni les habitudes qui doivent guider un projet de rénovation, mais une information claire, un accompagnement sérieux et des choix adaptés aux particularités de chaque logement.

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